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Qu'est-ce qu’il y a dans ma trousse à dessin ?

À la recherche du crayon parfait, ou "comment j’ai claqué mon argent de poche dans des carnets et stylos".

sissone
31 janvier 2022 • Aucun commentaire


Depuis mes 10 ans, je recherche le stylo parfait pour dessiner. Après une discussion avec un auteur de bandes dessinées à Quai des Bulles en 1991 (honnêtement je ne sais même plus qui c’est), à qui j’avais posé la question, j’ai décidé qu’il me fallait un stylo à piston avec de l’encre de Chine.

Déballage de trousse. Vous noterez sur la photo de famille, une gomme et une pince qui n’ont pas été créditées. Toutes mes excuses à leurs familles.

Le stylo pour encrer

Peu de temps après cette rencontre, j’ai dégoté, totalement par hasard, alors que ma mère cherchait, genre, des boites en plastique, un stylo plume à piston, dans un NOZ. Déstockage de je ne sais pas quelle enseigne, on s’entend, le stylo était bien bas de gamme. Pourtant il m’a d’emblée convaincue de la coolitude du système du piston. J’ai fini par le tuer avec de l’encre de chine pour pinceau, pas du tout adaptée pour les stylos, et encore moins à la pointe de ce stylo tout cheap. Le trait était trop gros, l’encre bavait, j’en avais plein les doigts, c’était terrible.

J’ai ensuite écumé les stylos à bille, surtout pendant mes longues sessions gribouillage sur mes cahiers de lycéenne. C’est vraiment un outil génial le stylo bille, c’est proche d’un crayon dans la mesure ou on peut colorier et ombrer. Mes impératifs c’est d’avoir une pointe très fine, et une recharge qui ne coule pas (pas trouvée). Par contre c’est une encre très longue à sécher, et pour l’utiliser avec d’autres mediums (crayons de couleurs, aquarelle), bah c’est vraiment pas top.

Il y a quelques années, j’ai essayé les Rotring (stylos tubulaires), puisque dans mon idée, à l’époque, il fallait vraiment utiliser de l’encre de chine pour avoir un tracé bien noir et bien résistant à l’eau. En vrai j’y connaissais trop rien, ah ah ! Les Rotring pour les artistes, c’est une très mauvaise idée. Déjà, ces stylos c’est l’ENFER à entretenir. L’encre sèche très vite dans le stylo, la pointe est aussi très fragile si, comme moi, on veut du extra-fin. Comme certains commentaires sur le web le soulignent, les Rotring sont définitivement pas pour “dessiner” (en mode je tiens le stylo de traviole et j’appuie comme un bourrin), mais bien pour “tracer des lignes” en dessin technique.

Bien sûr, il y a les feutres.

Ceux que je préfère, en pointe 0,1 à 0,3, c’est les Microns, et encore mieux, les Pilot G-Tech (merci à Marie Spénale qui m’a orientée sur ce modèle en le présentant dans une de ses vidéos). L’ennui, avec les feutres, c’est que c’est jetable et qu’on ne choisit pas l’encre. Par contre c’est pas cher, du coup aucune crainte pour les emmener à l’arrache - et éventuellement les perdre.

Après tous ces essais, j’en conclue que ce que je cherche, c’est :

  • plutôt un stylo plume, à pointe extrafine
  • de préférence à piston pour choisir l’encre que je veux

En 2020, 30 ans après mon premier stylo plume à piston tout pourri à la pointe trop épaisse - et qui coule ! - de chez NOZ (mais dont je garde un affectueux souvenir quand même, hein), je me replonge plus sérieusement dans le monde des stylos plumes, pour trouver mon bonheur.

Il est où, le bonheur, il est oùùù ?

Mon premier bonheur c’est le TWSBI ECO EF : c’est la perfectitude du stylo plume à piston.

Mon seul regret est que la pointe extra-fine est plus grosse que les pointes japonaises. Sur un petit carnet A5 c’est un chouia trop gros comme trait. Pour le reste il est parfait. La glisse, la régularité d’encre, la prise en main, et en version transparent on voit bien le niveau d’encre qui reste. Mais franchement, c’est mon stylo préféré, mon compagnon de route ultime. J’ai beaucoup moins peur de l’emmener partout que le Pilot Falcon qui coûte un bras, et mine de rien, bah ça joue.

Franchement c’est le meilleur achat de stylo de ma vie.

Mon second bonheur c’est le PILOT FALCON EF : c’est l’avion de chasse de la mega frime. J’ai pété mon budget à cause de Mattias Adolfsson qui dessine avec, et moi, je suis trop impressionnable. Alors, c’est vrai, il est un peu lourd en main, certains aimeront, d’autres non. On peut dessiner en tenant la pointe dans tous les sens, elle ne mouftera pas (bon, ça accroche un peu quand on la tient à l’envers hein, faut pas déconner non plus à faire de l’aérobic avec un stylo à plume - aero-bic, AHAH). La pointe en rhodium, flexible, en version extra fine, est effectivement agréable à utiliser. On peut varier les traits, c’est confortable, c’est costaud et ça se sent. La finition, les gens, la finition !

Quant au convertisseur (qui permet de remplir avec l’encre de son choix, comme les pistons) qui était livré avec le stylo lors de l’achat, il fait à peu prêt le job.

Mes regrets : il n’existe pas de modèle à piston, c’est tellement cool les pistons, surtout pour un stylo plume de dessinateur, les convertisseurs c’est quand même nettement moins efficace. Il n’est pas transparent, ça aussi c’est dommage quand on compare au TWSBI ECO. Et puis enfin le prix, 300 euros c’est bien trop cher pour un stylo, qu’on se le dise !

Un dernier point : le falcon n’est pas facile à commander depuis la France. je l’ai pris via Amazon chez Papeterie du collège. Le convertisseur est compris dans le prix.

Le pilot et le pentel. J’ai cédé aux recommandations des gens. Je n’ai pas été déçue. Oui, il faut avoir un Pentel brush, oui, le Pilot Falcon est inégalable.

Les encres

Maintenant qu’on a un stylo plume, il faut de l’encre. Je la veux résistante à l’eau, car j’utilise pas mal les feutres ou l’aquarelle pour rehausser mon dessin. Celles que je préfère sont la lotte sketch ink pour le noir, et la Scabiosa writing ink de Rohrer & Klingner. Elles sont belles, et sèchent assez vite.

Les encres pour mes stylos plumes. Deux encres de chez Rorher et Klingner. Il faut croire que je les aime.

Les outils de coloriage

J’ai une une boîte en métal avec 12 couleurs d’aquarelle Sennelier (et quelques Winsor & Newton que j’ai récupéré d’une vieille boîte).

J’ai acheté récemment quelques encres Colorex pour tester : mais, Putous ! Mais, mais, c’est trop bien !

Les encres Pebéo Colorex.Plus intenses que l’aquarelle, les encres colorées c’est trop chouette à travailler.

J’ai des tas et des tas de crayons de couleurs Faber Castell Polychromos pour le coloriage mais en fait je ne les utilise pas autant que je voudrais :-)

Par contre, j’ai adopté les feutres : j’ai deux ou trois faber-castel pour ombrer (gris clair) ou pour roser un peu les visages, et quelques brushmarkers watercolor d’action qui suffisent à faire le job.

Un Pentel brush noir : dessiner avec, ça demande de l’entraînement, mais le rendu est sans pareil. Pour poser les aplats de noir c’est aussi super chouette.

Les pinceaux : j’ai deux Raphaël à lavis, des pinceaux réservoirs, des pinceaux de voyage. Les réservoirs c’est vraiment pratique dans une trousse de voyage, mais le chiffon est obligatoire, car les miens coulent pas mal et je dois souvent tamponner mon trop plein d’eau.

Quelques uns de mes pinceaux. Deux pinceaux Raphaël à lavis, un pinceau à réservoir arteza.

Enfin, en accessoires, une trousse de toilette, un petit flacon d’eau (c’était un flacon échantillon de shampoing), et un chiffon hydrophile.

Les outils pour dessiner

Crayons de couleur : eh ben j’ai récupéré les bêtes Tropicolor scolaires de mes enfants. Pour dessiner, faire des contours, ils sont très bien. Les polychromos c’est plus fait pour le coloriage. J’ai aussi un porte mine, mais finalement des crayons HB de base c’est bien suffisant vu que je ne dessine presque plus au gris.

Les carnets

J’en ai testé des carnets, bon sang. Bien entendu j’ai essayé les Moleskine. Ils sont trop chers à mon goût. Le papier n’est pas génial, du coup j’ai une aussi bonne qualité de papier chez TALENS. J’ai définitivement jeté mon dévolu sur leurs carnets Art créations. Ils ont plusieurs formats, le papier gère bien un peu d’aquarelle, la reliure est correcte, on peut bien ouvrir le carnet à plat, il y’a un marque-page, c’est très bien pour le prix. Tout est bon.

Ma trousse de voyage

Je n’embarque pas tout lorsque je vais me balader. L’idée c’est d’avoir toujours le carnet dans une poche sans que ça gène. Si je peux me poser et dessiner tant mieux, si je marche toute la journée tant pis - et tant mieux pour l’exercice physique.

J’emporte :

  • un carnet A6 talens
  • une boite d’aquarelle
  • un chiffon, un flacon
  • une trousse à crayon avec : un pinceau à reservoir, le TBSWI ECO avec une encre prune OU le pilot falcon avec une encre noire OU un pilot G_tech noir 0,4, un crayon stabilo rose, deux pitt faber castell, un uni-ball signo encre blanche pour corriger le texte.

Roulez, jeunesse !

Quelques pages de mon journal dessiné sur un carnet Talens A5.

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