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Tarot de Marseille

Avec ma fille, on a retrouvé un vieux tarot de Marseille, et on apprend à se tirer les cartes. Eh ben... ça donne des choses surprenantes.

MA fille et moi qui tirons les cartes.
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créer un jeu vidéo RPG avec RPGBoss

RPGBoss est un clone libre de RPGMaker. Avec ce petit moteur de jeu, la création d'un jeu de rôle du type "Legend Of Zelda" est assez simple.

L’interface

Peindre une carte

Une carte est composée de plusieurs couches.

  1. la couche 1 est pour le sol : le héros marche dessus !
  2. la couche 2 permet de poser des objets, de la végétation ou des bâtiments sur le sol
  3. la couche 3 est très utile pour les objets complexes, pour s’ajouter par dessus la couche 2 (le toit d’un mur posé en couche 2 par exemple)
  4. la couche évènement que vous verrez plus tard dans ce tutoriel
Couches de la carte

On utilise les « tilesets » (ensemble de tuiles) à gauche pour peindre la carte.

On peut les sélectionner tuile par tuile et les peindre avec le crayon (où les effacer avec la gomme), ou sélectionner plusieurs tuiles en même temps pour aller plus vite.

outils carte

Il y a plusieurs sets de disponibles, rangés par onglet. Tilesets

Certaines tuiles sont franchissables, d’autres non : votre héros ne peux pas monter sur un arbre, par exemple, il passe derrière.

Certaines tuiles permettent de dessiner des murs intérieurs ou des murailles.

tuiles pour faire des murs

Ajouter une carte

Dans la fenêtre en bas à droite, cliquer droit et faire « nouvelle carte ». Ajouter une carte

Pensez à bien nommer vos cartes de manière explicite  !

Lors de la création de la carte, on peut également définir la taille de celle-ci. Par défaut, les cartes font 40 sur 30. Pour l’intérieur d’une maison, on peut faire un carte plus petite.

Grâce aux évènements, vous pourrez passer d’une carte à l’autre.

Faites en plusieurs pour balader votre personnage (pensez à faire les cartes de l’intérieur de vos maisons !)

La base de données

Modifier l’équipe

Dans la rubrique personnages et classes, vous pouvez définir votre univers.

Les classes sont les fonctions des personnages : guerrier, soigneur, sorcier, archer… c’est à vous de choisir !

Vous pouvez avoir plusieurs personnages dans votre jeu.

Au départ, le joueur ne joue que le premier de la liste, Evandrus. On peut changer son nom, sa classe, son apparence… et ses compétences.

C’est en paramétrant des évènements que vous pourrez ajouter des personnages au groupe au fur et à mesure de l’aventure (voir plus loin).

Créer des ennemis et leurs groupes

Des ennemis existent par défaut.

N’hésitez pas à en créer vous même, des faciles, par exemple, pour la première carte.

Créer un ennemi ne suffit pas. Il faut ensuite créer des groupes d’ennemis, même si on veut faire un groupe de 1 ennemi tout seul.

  1. Descendre à la ligne 171 des ennemis et le nommer « poulet »
  2. Choisir le sprite « whitebird » et descendre le scale à 0,5 (c’est l’échelle de l’image)
  3. Il est tout faible : lvl 1, HP et MP 10, ensuite 1 partout en dessous
  4. On peut définir aussi l’expérience et l’argent qu’il rapporte une fois battu
  5. Ouvrir l’onglet groupe, descendre à la ligne 6
  6. À droite, chercher « poulet » et l’ajouter.

On voit dans le nom du groupe #poulet. Si vous en ajoutez plusieurs, le nom du groupe se composera ainsi : # 6 x poulet.

Votre ennemi est prêt ! Il vous faut maintenant connaître les évènements !

Les évènements

Un évènement est une programmation sur une case du jeu qui déclenche quelque chose de spécial :

  • Pour afficher des dialogues (message, choix)
  • Pour passer sur une autre carte (téléportation)
  • Pour ajouter ou supprimer de l’argent ou des objets (inventaire)
  • Pour déclencher un combat
  • Pour ajouter un personnage au groupe

etc.

commandes des évènements

Ajouter une porte

Sur la première carte, faites une maison.

Sur une seconde carte, faites l’intérieur de la maison.

Nous allons ajouter un évènement « porte » sur la première carte pour passer à l’intérieur.

Attention, il faut penser à faire une sortie de la même manière pour retourner dehors !

  1. Sur la couche « évènement », double cliquer sur la case où se situe la porte.
  2. Choisir une apparence de porte dans le bloc « sprite », nommer l’évènement « porte auberge » par exemple (c’est important de bien nommer vos évènements).
  3. Double cliquer sur les flèches dans le bloc « commandes ».
  4. Choisir « téléporter le joueur »
  5. Choisir la carte où la porte nous envoie et cliquer sur la case où apparaîtra le joueur
fenêtre de téléportation

Faites la même chose d’une case de l’auberge vers l’extérieur : mais attention, ne mettez pas les entrées et sorties trop proches les unes des autres, surtout si l’évènement se déclenche au contact du joueur !

Ajouter un personnage qui parle et qui me vend des objets

  1. Ajouter un évènement, et choisissez le sprite d’un personnage
  2. Ajouter la commande « afficher un message » pour qu’il nous dise bonjour
  3. Ajouter la commande «proposer un choix », où le personnage nous demande si on veut lui acheter quelque chose. Modifier « yes » et « no » :-)
fenêtre de choix

Maintenant, nous avons des flèches pour ajouter des commandes si la réponse est oui, et si la réponse est non, et si on ferme la fenêtre sans répondre.

  1. Double cliquer sur les flèches en dessous « case 0 », et ajouter la commande « ouvrir le magasin ».
  2. Cocher les items que le personnage vend
  3. Double cliquer ensuite sous le « case 1 » et ajouter la commande « afficher un message » pour lui faire dire « Au revoir ! »
  4. Double cliquer sous « default » et lui faire dire « Salut ! » aussi.
fenêtre de choix terminé

Avant de terminer, on pourrait demander au personnage de s’animer de façon aléatoire, pour qu’il se déplace sur la carte.

Ajouter un monstre qui m’attaque

Au préalable, il faut que vos ennemis et groupes d’ennemis soient bien configurés dans la base de données. Reportez-vous au tout début du document.

  1. Ajouter un évènement, choisir un sprite, l’animer aléatoirement et ajouter la commande « lancer un combat »
  2. Choisir le groupe d’ennemis
  3. Cocher « éxécuter une fois, cela ajoutera une étape ». Comme son nom l’indique, une fois combattu, on veut que l’évènement soit différent
  4. Un onglet « étape 1 » est apparu tout en haut
  5. Dans cette étape, enlever le sprite (ne rien mettre) : ainsi, le monstre disparaît une fois combattu
mouvement aléatoire du sprite

Lier les évènements

Le jeu va reposer en grande partie sur le déclenchement et l’enchaînement d’évènements.

Exemple : le roi dit au joueur d’aller parler à l’aubergiste pour avoir un objet gratis.

  1. il faut que le joueur parle au roi pour que l’aubergiste me propose l’objet gratis
  2. sinon l’aubergiste lui parle d’autre chose

Autre exemple : un personnage nous dit d’aller ouvrir sa malle dans la pièce voisine. Si le joueur ne lui ai pas parlé avant, on ne peut pas ouvrir la malle – ça ne se fait pas ! Je peux même faire en sorte que la malle n’apparaisse que lorsque nous avons parlé au personnage !

C’est donc cette méthode qui va nous permettre de créer un système de quêtes.

Créer les évènements et bien les nommer

Prenons l’exemple de la malle.

  1. Créer l’évènement du personnage, que nous appellons « mémé »
  2. Afficher un texte qui invite à ouvrir la malle et prendre l’argent dedans
le personnage m'invite à ouvrir la malle

Et c’est tout, je reviendrais plus tard.

  1. Sur la carte de l’auberge, créer l’évènement de la malle, que nous appellons « coffre »
  2. Ajouter un message qui dit que c’est mal poli d’ouvrir le coffre
  3. Créer une nouvelle étape au coffre
  4. Ajouter dans cette étape un message qui indique que nous avons trouvé de l’or
  5. Ajouter 200 pièces à l’inventaire
le l'étape 0 du coffre affiche un message On ajoute de l'or à l'étape 1

Retournez ensuite sur l’évènement « mémé » pour que l’étape 1 du coffre ne se déclenche qu’une fois lui avoir parlé.

  1. Définir le stade de l’évènement
  2. évènement sur la carte (ou une autre carte selon l’endroit où est votre coffre)
  3. Choisir dans le menu déroulant « coffre »
  4. Nouvelle étape : 1
l'étape 1 du coffre ne se déclenche qu'après avoir parlé au personnage.

Ce tutoriel est terminé, mais il y a tant à dire !

Il reste à tester votre jeu avec le bouton « jouer ». C’est la barre d’espace qui permet de valider. Avec la touche « échap », vous ouvrez l’inventaire du joueur.

Pensez à bien écrire votre scénario et le traduire en évènements possibles, en cartes et en personnages.

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Les 23 heures de la BD 2018

C'est ma première participation à ce défi proposé lors du passage à l'heure d'été. Et ce n'est pas triste !

Les 23 heures de la BD proposent chaque année, lors du week-end du passage à l'heure d'été, un marathon BD sur 23 heures.

23 pages (plus la couverture) sont à terminer dans le temps réglementaire, sur un thème imposé, pour décrocher un lapin d'or.

Pour ma première participation, le thème fut "attraction fatale". Et aujourd'hui, je n'ai pas encore terminé les 23 pages, c'est dire si je suis passée à côté !

Qu'importe ! La communauté du défi est formidable, et incite chaque participant à aller jusqu'au bout, malgré le dépassement du délai. L'important c'est de terminer, mais c'est surtout le plaisir. Et la récompense des retardataires qui franchissent la ligne d'arrivée est un chouette lapin d'argent.

Alors, que retenir de cette aventure ?

La première chose que j'ai apprise, c'est qu'il faut être rusé, voir fourbe, pour maximiser son temps. Il ne faut pas avoir peur du copier/coller, du style crobart, des plans et des décors pas-prise-de-tête : on n'a pas le temps de fignoler.

La seconde chose, c'est que le premier jet est le meilleur : à part son style cra-cra, mon storyboard aurait très bien fait l'affaire ! La prochaine fois j'attaque en direct, en live, n'ayons pas peur de faire sale :)

Première page du storyboard des 23 heures de la BD 2018

Et enfin, j'avais très envie de dessiner avec ma tablette numérique et Krita. Mais qu'est-ce que je perd de temps ! Le manque d'habitude fait que je passe des heures sur chaque plan alors qu'à la main je sais que je peux vite camper personnages et décors sans peine.

Je me sens parée pour le prochain défi, à l'occasion du passage à l'heure d'hiver... ce seront les 25 heures de la BD ! Et surtout bravo (et merci) à tous les participants de cette année !

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Installer les scanners Epson Perfection 1240 et Epson Perfection 610 sous Windows 7 64 bits

Au travail, j'ai récupéré deux scanners un peu vieux mais increvables.

Bien entendu la seule chose qui les empêche de rendre service jusqu'à leur mort est l'obsolescence de leur pilote sous Windows 7. Et pour couronner le tout, entre temps nos architectures passent en 64 bits !

Mais qu'importe, car voici LA solution : ces deux petits scanners s'accomodent très bien de pilotes qui n'ont pas été faits pour eux (les versions de ces pilotes pour Vista fonctionnent...) !

Pour le scanner Epson Perfection 1240, téléchargez et installez le pilote pour le scanner Epson Perfection 2400.

Pour le scanner Epson Perfection 610, téléchargez et installez le pilote pour le scanner Epson CX3200.

Ensuite, dans le gestionnaire des périphériques, vous mettrez à jour le pilote de votre scanner non reconnu, vous installerez manuellement les pilotes en sélectionnant le 2400 pour le 1240, et le CX3200 pour le 610.

Comment installer un pilote manuellement ?

Tout d'abord n'oubliez pas d'installer les pilotes précédemment évoqués, sinon vous ne les trouverez pas dans la base de pilotes disponibles...

Ouvrez le gestionnaire des périphériques (vous le trouverez facilement par le champ de recherche du menu démarrer).

Cliquez droit sur votre pauvre appareil non reconnu et choisissez mettre à jour le pilote.

Choisissez la seconde solution, Rechercher un pilote sur mon ordinateur.

A l'écran suivant, demandez à Windows d'afficher la liste des pilotes disponibles.

Sélectionnez les pilotes pour les périphériques d'acquisition d'images.

Dans la rubrique Epson, vous devriez trouver le pilote adéquat : Epson Stylus CX3200 pour Epson Perfection 610 et Epson Perfection 2400 pour Epson Perfection 1240.

Windows vous demande de confirmer ce que vous faites...

Et comme on est des fou-fou on répond oui.

J'ai passé tellement de temps à me prendre la tête sur l'installation de ces scanners que je suis trop heureuse de partager cette solution. Merci aux autres internautes puisque j'ai glané les astuces ici et .

 

 

 

 

 

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Vademecum pour créer un thème pour Pluxml

A chaque nouvelle création de thème sous pluxml, je me pose les mêmes questions, et je repasse par les mêmes réponses glanées ça et là sur les forums. Alors, une bonne fois pour toute, je pose ce dont j'ai besoin ici.

Hooks et boucles

Lastartlist

Sur une page de template, comme home.php:


<?php $plxShow->lastArtList('

<li>

<a href="#art_url" title="#art_title">#art_title</a>

</li>

',5,1) ?>

5 étant le nombre d'aricles affichés, 1 la catégorie.

Les variables disponibles :

  • #art_id : affiche l'ID de l'article
  • #art_url : affiche l'URL de l'article
  • #art_status : affiche le status de l'article (active / noactive)
  • #art_author : affiche l'auteur de l'article
  • #art_title : affiche le titre de l'article
  • #art_chapo : affiche le chapô de l'article
  • #art_content : affiche un extrait du contenu de l'article
  • #art_content(num) : affiche un extrait du contenu de l'article en précisant le nom de caractère affichés
  • #art_date : affiche la date de publication de l'article au format court (jj/mm/aaaa)
  • #art_hour : affiche l'heure de publication de l'article au format court (hh:mm)
  • #cat_list : affiche les catégories auxquelles appartient l'article sous forme d'un lien
  • #art_nbcoms : affiche le nombre de commentaires pour chaque article

Et si malgré tout j'ai besoin de la documentation, je vais par là : http://devzone.pluxml.org/index.php?page=plxShow-lastArtList

Rogner les images avec cimage

Merci à Pierre pour cette trouvaille. Cimage c'est trop d'la balle.

Un exemple pour la vignette en  600x300de la boucle des articles :


<img src="<?php $plxShow->template(); ?>/img.php?

src=<?php $plxShow->artThumbnail('#img_url'); ?>

&w=600&h=300&crop-to-fit"

alt="<?php $plxShow->artThumbnail('#img_alt'); ?>"

title="<?php $plxShow->artThumbnail('#img_title'); ?>" />

Et un autre exemple pour la vignette d'un article en 150x150 dans la boucle lastartlist:


<img src="'.$plxMotor->urlRewrite($plxMotor->aConf['racine_themes']

.$plxMotor->style).'/img.php?

src=#img_url&w=150&h=150&crop-to-fit" alt="#img_alt" title=""

srcset="'.$plxMotor->urlRewrite($plxMotor->aConf['racine_themes']

.$plxMotor->style).'/img.php?src=#img_url&w=150&h=150&crop-to-fit">

 

Boucle des articles sur deux colonnes

Dans le css


 .artList:not(:nth-child(-n)){

    float: left;

    width: 47%;

    margin-right: 18px;

}

.artList:not(:nth-child(-n+10)){

    clear:both;

    width: 47%;

Et dans le fichier template, au tout début de la boucle, je déclare la classe :


<?php while($plxShow->plxMotor->plxRecord_arts->loop()):

# On boucle sur les articles ?>

<article class="artList" role="article"

id="post-<?php echo $plxShow->artId(); ?>">

Article à la une

Astuce de David Revoy : si on commence la boucle après avoir commencé à paginer un article, cet article pourra être présenté différement.


<div class="dernierpost">

<h2 class="title"><?php $plxShow->artTitle('link'); ?></h2>

<p class="post-info">Catégorie : <?php $plxShow->artCat(); ?>

| le <?php $plxShow->artDate(); ?></p>

<?php $plxShow->artChapo(); ?>

<p class="comment_nb"><?php $plxShow->artNbCom('link'); ?></p>

</div>





<?php while($plxShow->plxMotor->plxRecord_arts->loop()):

# On boucle sur les articles ?>

<div class="post">

<h2 class="title"><?php $plxShow->artTitle('link'); ?></h2>

<p class="post-info">Catégorie : <?php $plxShow->artCat(); ?>

| le <?php $plxShow->artDate(); ?></p>

<?php $plxShow->artChapo(); ?>

<p class="comment_nb"><?php $plxShow->artNbCom('link'); ?></p>

</div>

<?php endwhile; # Fin de la boucle sur les articles ?>

Et sinon, Ienissei propose de s'y prendre comme ça :


<?php while($plxShow->plxMotor->plxRecord_arts->loop()):

# On boucle sur les articles ?>

<?php if(($plxShow->plxMotor->page == 1)

 && ($plxShow->plxMotor->plxRecord_arts->i == 0)):

# S'il s'agit de l'article le plus récent

et de la première page ?>

<div>

[TU PRÉSENTES TON ARTICLE ICI COMME TU VEUX,

AVEC LES VARIABLES NORMALES D'AFFICHAGE ET LES CLASSES CSS]

</div>

<?php endif; # Fin de la condition ?>

<?php endwhile; # Fin de la boucle ?>

Sera le code de l'article en primeur.


<?php while($plxShow->plxMotor->plxRecord_arts->loop()):

# On boucle sur les articles ?>

<?php if(

(($plxShow->plxMotor->page == 1)

 && ($plxShow->plxMotor->plxRecord_arts->i != 0)) ||

($plxShow->plxMotor->page != 1)):

# Si l'article est en première page,

exclure le premier et sinon, l'inclure ?>

<div>

[TU PRÉSENTES TON ARTICLE ICI COMME TU VEUX,

AVEC LES VARIABLES NORMALES D'AFFICHAGE ET LES CLASSES CSS]

</div>

<?php endif; # Fin de la condition ?>

<?php endwhile; # Fin de la boucle ?>

Et ce code sera celui des autres articles.

Le sujet du forum qui en parle est ici : http://forum.pluxml.org/viewtopic.php?id=1184

Insérer un flux RSS


<ul>

	<?php 

		$rss = simplexml_load_file("ADDRESSE_DU_FLUX_RSS_PLUXML");

		// echo "<pre>";var_dump($rss); echo "</pre>";

		foreach ($rss->channel->item as $item):

	?>

		<li>

			<div id='announces'>

				<h1><?php echo $item->title; ?></h1>

				<div>

					<?php echo $item->description; ?>

					<a href="<?php echo $item->link; ?>">Lire la suite</a>

				</div>

			</div>

		</li>

	<?php endforeach; ?>

</ul>

 

Grâce à Aruhuno depuis http://forum.pluxml.org/viewtopic.php?id=5775

Références

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Créer des bulles avec Krita

Suite de mon premier tutoriel sur comment créer les cases de bande-dessinée avec Krita, voici comment je crée mes bulles.

Tout d'abord, il s'agit de créer un nouveau calque vectoriel.

Dans votre barre, vous avez plusieurs outils pour dessiner des formes et objets vectoriels. Ceux qui nous intéressent ici, ce sont les ellipses, les rectangles et bien sûr l'outil texte (qui pour le moment, j'avoue, est un peu buggué sous Krita 3.1.2).

Dessiner une ellipse est toute simple, si vous êtes familier avec les outils vectoriels qu'on trouve dans les suites bureautiques classiques. Comme vous êtes sur un calque vectoriel, ce dessin n'est pas transformé en forme pixellisée : lorsqu'on séléctionne de nouveau la forme, on retrouve des petites poignées dans les coins pour redimensionner ou pour déplacer l'objet.

Dans la fenêtre des propriétés de l'outil, vous pourrez remplir cette forme avec une couleur unie, un degradé... mais aussi régler l'épaisseur et le style de ligne.

Ensuite, pour faire la pointe de la bulle, nous allons éditer les points de la forme, et notamment en ajouter.

On observera que le troisième outil de la barre est devenu une petite flèche avec une courbe. Ce bouton est "éditer un emplacement". En cliquant dessus, on obtient dans la fenêtre des propriétés "convertir en chemin".

En passant l'ellipse en chemin, nous allons pouvoir double-cliquer sur deux endroits rapprochés qui seront la base de la pointe de la bulle.

Ces points permettent de faire des courbes de bézier. Les points sont accompagnés de deux épingles. Si vous n'êtes pas familier avec ce principe, regardez par là : https://la-cascade.io/sketch-3-maitriser-les-courbes-de-bezier/ (c'est pas pour Krita, mais le principe est le même.)

En tirant une des épingles, vous pourrez donner forme à votre pointe.

Ensuite, c'est un vrai travail de fainéant. Les bulles se copient, se collent, on les pivote sur leur axe horizontal ou vertical, on les redimensionne. Et quand il y a besoin de refaire une pointe bien précise, on refait une bulle.

Et puis il faut ajouter du texte. Là, on ne peut pas, il me semble, écrire directement dans une bulle. Il faudra donc superposer une zone de texte multiple sur une bulle.

 

Je termine ce petit article sur un appel à l'aide : je ne sais pas comment affecter le raccourci universel CTRL+A à la séléction de tout le texte présent dans la zone de texte. Si vous savez, un commentaire me sauverait la vie !

 

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Finalement, j'aime bien KDE

Je suis une linuxienne d'une superficialité affligeante. J'aime les trucs jolis. Et KDE, bah c'était chez moi synonyme de très moche. Jusqu'à ce jour où j'ai installé Manjaro KDE.

Oxygen, le thème qui t'étouffe tellement qu'il est laid.

J'ai pas de bons souvenirs de KDE. J'ai toujours eu un élan de rejet face à lui, de OpenSuse à Mageia, un sentiment à la fois bling bling et pas fini.

J'ai toujours eu de la curiosité pour ceux qui défendaient le projet en le comparant à un Windows, en vantant KDE plus personnalisable, plus fini, plus joli. Et moi, je trouvais que KDE, c'était quand même sacrement bordélique et moche.

Le thème Oxygen. La mochitude à l'état pur.

C'est tout à fait subjectif, c'est vrai. Avis très superficiel, c'est vrai. La forme versus le contenu, tout ça, oui je suis d'accord, c'est pas la beauté qui compte.

Mais finalement, je ne tenais pas plus d'une heure sur un KDE. Parce que ce que j'attend d'un système d'exploitation, c'est qu'il se fasse oublier. Et avec KDE, c'était à chaque instant, chaque déplacement de curseur, de fenêtre, un rappel de sa mochitude.

Et alors que Gnome, XFCE, Cinnamon devenaient de plus en plus jolis, j'en pouvais plus d'encaisser la laideur du thème Oxygen, qui avait le chic pour me donner un sentiment de lourdeur exaspérante en manipulant Dolphin ou la fenêtre de paramètres.
Le seul truc que je trouvais sensass sous KDE c'était les plasmoïdes du bureau : alors là, rien à dire. Une chouette idée.

Alors, après m'être essayée une trouzième fois à KDE 4, je l'ai envoyé au diable et suis retournée sur XFCE.

Ah, l'appel de la montagne !

Et puis, un beau matin, comme ça, fofolle, je dis à mon tendre "Tiens je vais redonner une chance à KDE".

Grâce à une excellente expérience passée sur Manjaro XFCE, c'est tout naturellement que je saute sur la version KDE, pour être sûre d'avoir les dernières versions (une 5.8 en l'occurence), en éspérant que les designers de KDE auront depuis vu leur copie.

OUI !

Alors, là, chapeau bas sur le thème Brise (Breeze). Oui, je sais, ceux qui n'aiment pas le flat design ne seront pas d'accord avec moi. Mais franchement après Oxygen (qui par le plus grand des miracles est toujours dans le menu des apparences), c'est le jour et la nuit.

Ben sans déconner, ça change drôlement.

Bon, y'a toujours ce fichu pointeur de souris qui sautille comme un abruti à chaque clic (comme pour la barre de lancement rapide de Cinnamon d'ailleurs, j'ai jamais réussi à désactiver cet effet débile...), mais bon, mon appréciation de KDE a été sérieusement revue.

Ça fait deux mois maintenant que je l'utilise tous les jours.

Au niveau stabilité, c'est pas encore ça. J'aurai des tonnes de retour à faire sur KDE, notamment en version Kubuntu. Par exemple la présence de Akonadi, ce super truc qui marche PAS DU TOUT. Au moins dans la version Manjaro, ils se sont pas cassés la tête et Kmail est degagé au profit de Thunderbird.

Ouf.

Mais je vais pas trop me plaindre, parce que j'aurai des griefs aussi à faire à propos de Gnome ou Cinnamon. Je fais mumuse sous Linux, j'accepte les bugs, ça ne me gène pas plus que ça.

Conclusionnage.

Alors, oui, j'aurai pu changer le thème Oxygen que j'aime pas et trouver un qui me plaît. J'ai essayé. Vraiment. Mais outre le thème, il faut bien dire que la version 5.8 est drôlement pas mal, et que Breeze ça me plaît bien.

Oui... j'aime bien le flat design. OUI J'AVOUE.

Mais quand c'est bien réussi.

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Créer une planche de bande-dessinée dans Krita

Krita est tout à fait adapté à la BD : dans ce tutoriel nous verrons comment créer vos cases sur un calque vectoriel.

Krita est un très bon programme de dessin, polyvalent, qui saurait satisfaire les illustrateurs comme les mangakas équipés d'une tablette graphique (ou fortiches au dessin à la souris). Et puis, bien entendu, sa qualité principale est qu'il est libre. Sa communauté d'utilisateurs et de developpeurs n'a pas à rougir de la concurrence. Alors, si vous voulez dessiner librement et gratuitement, sautez comme des morts de faim sur www.krita.org.

Comment faire une planche de bande-dessinée ?

La démarche consiste à créer des zones sur lesquelles vous pourrez dessiner. Hors de ces zones (les cases), vous ne pourrez pas dessiner, même si vous débordez.

La manipulation se fait en trois temps :

  • préparer le gabarit de la planche sur un calque vectoriel et le dupliquer
  • choisir des modes différents pour les deux calques vectoriels et les positionner en haut et en bas de la pile
  • insérer des calques de dessin entre les deux calques vectoriels, et activer l'héritage alpha sur les calques de dessin

L'outil fichier, nouveau, permet de créer des gabarits de planches, mais le choix est limité, surtout si vous souhaitez faire des compositions un peu compliquées.

Et puis, c'est tellement mieux de comprendre comment ça marche !

Dessiner les cases

Créez un calque vectoriel dans Krita.

Avec l'outil rectangle, dessinez les cases.

Dans le panneau des préférences des outils, pensez à activer le remplissage des cases.

En cliquant sur votre forme, vous pourrez la déplacer et la redimensionner. En double cliquant dessus, vous pourrez éditer les points pour déformer et adapter vos cases.

On peut bien entendu utiliser les autres outils vectoriels : les polygones, les courbes de bézier, les cercles.

N'hésitez pas à utiliser la grille pour bien aligner les cases !

On peut paramétrer la grille (taille du quadrillage, couleur des lignes) dans les paramètres, configurer Krita, grille.

Permettre le dessin uniquement dans les cases

Dupliquez le calque vectoriel.

Passez le en mode "multiplier".

Celui-ci sera tout en haut de la pile des calques. Le premier, en mode "ajout" sera tout en bas.

Tout vos autres calques devront être entre les deux.

Lorsque vous activerez l'icône "heritage alpha" sur l'un des calques de dessin que vous ajouterez par la suite entre ces deux calques vectoriels, les marges et les gouttières deviendront "invisibles" : vous ne pourrez pas écrire dessus, même si vous débordez des cases.

Pensez à renommer les calques !

Et voilà !

Si on veut se rapprocher du fonctionnement de Clip Studio Paint, on peut faire plusieurs groupes de calque pour séparer chaque case. C'est plus long... mais isoler le travail case par case peut être avantageux.

Et pour les feignasses...

Moritzmolch nous a crée un chouette outil pour générer automatiquement des planches, avec justement une organisation en groupe case par case, et c'est par ici que ça se télécharge : https://moritzmolch.com/2165

Dans un prochain tutoriel, nous verrons comment créer les bulles !


Sources :

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - 4.0 International.

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Accompagner quelqu'un en informatique (ou autre)

Après 15 ans comme animatrice dans la fonction publique, je suis en mesure aujourd'hui, mesdames et messieurs, de vous révéler mes plus grands secrets. Tadaaa !

Les missions de l'accompagnant

Qu'il soit professionnel, bénévole, occasionnel/improvisé/opportuniste, les missions de l'animateur / accompagnant sont:

  • Aider, résoudre, conseiller mais sans prosélytisme (si la personne préfère Word à OpenOffice on s'en fiche à partir du moment où elle a conscience de ce que ça implique – formats standards, etc.)
  • Apporter des connaissances, mais pas informatico-centré ! On favorise la culture scientifique et technique, l'accès à la culture, l'information, la citoyenneté…
  • Montrer des méthodes pour s'organiser, s'informer…
  • Favoriser la découverte, la prise d'autonomie
  • Veiller à l'inclusion : tout le monde a sa place !

Comment l'adulte apprend ?

L'adulte a déjà une expérience, même si elle est nulle en informatique. On essaye de s'appuyer dessus (analogies avec ce qu'il connaît, par exemple la conduite)

L'adulte apprend pour résoudre un problème qu'il rencontre. On essaye donc non seulement d'apporter une réponse mais surtout de l'aider à trouver SA réponse.

Ce qu'on veut éviter?

  • être trop directif et « confisquer » les choix : c'est à l'usager de choisir, pas nous
  • laisser les usagers prendre le pouvoir : c'est à nous de distribuer la parole, les rôles, et de garder cette maîtrise
  • se stresser, avoir peut d'être « collé » : ce n'est pas forcément vous la source de connaissance (et le web ça sert à quoi?)
  • ne pas se sentir à la hauteur des attentes des usagers : c'est qu'on a négligé la partie attente/besoin/objectifs
  • s'ennuyer, être ennuyeux, voir les usagers s'ennuyer : on n'a pas préparé sa séance !
  • se retrouver à improviser : on n'a pas préparé sa séance !

Ce qu'on peut faire ?

  • prendre le temps de se connaître, comme animateur : si on préfère une posture plus « conférencier », ce n'est pas forcément une mauvaise chose, pour peu qu'on l'utilise à bon escient
  • observer les situations qui se mettent en place, les rapports entre usagers et favoriser les dynamiques de travail
  • encourager, stimuler l'entre-aide et la prise de parole
  • canaliser les chronophages : soit en les isolant, soit en leur confiant des responsabilités (voir plus loin les « rôles »)
  • varier les approches : alterner pratique, théorie, questions/discussions/débat et travail individuel, etc.

Faire coïncider les attentes et les besoins

« je veux apprendre l'informatique »: c'est une attente, mal exprimée.

  1. Il faut aider l'usager à traduire ses attentes en objectifs à atteindre
  2. Il faut faire prendre conscience des besoins, des requis pour atteindre les objectifs

respecter l'autre

  • l'adulte est capable
  • en cas de difficulté on aide sans infantiliser
  • on est tous différents

nos ennemis

  • le manque de confiance, la peur de l'échec
  • l'ignorance
  • la bêtise
  • la paresse !
  • l'excellence et le perfectionnisme
  • l'arrogance

Ces attitudes étant souvent liées et l'expression d'un stress face à la machine (y compris l'arrogance ).

On essaye donc de :

  1. rassurer « Tu peux le faire ! » et faire confiance « je sais que tu peux le faire ! »
  2. ramener à la raison (c'est-à-dire ramener la personne aux raisons qui l'ont amené ici)

tout le monde a sa place

  • celui qui ne veut pas apprendre
  • celui qui vient surtout chercher du lien
  • celui qui – en informatique – sait déjà tout
  • celui qui a visiblement beaucoup de barrières (physiques ou psychiques)

Préparer sa séance

Dans la préparation de la séance, on saute souvent comme des morts de faim sur les contenus, justement pas peur d'être “collé”. Et on néglige souvent la forme, autrement dit les situations et activités qui vont permettre d'acquérir des compétences, et on néglige encore plus les objectifs, alors que les situations et activités choisies en découlent directement.

Dans l'ordre:

  1. faire coïncider les attentes et les besoins
  2. définir des objectifs évaluables, atteignables
  3. choisir des activités et situations de travail variées pour atteindre ces objectifs
  4. sauter comme des morts de faim sur les contenus

Prenons l'exemple de Mauricette qui vient me voir pour “apprendre l'informatique”. Après un échange et quelques questions me permettant de savoir ce qu'elle entend par “informatique”, et concrètement ce qu'elle attend de moi, et surtout, d'elle, je lui explique:

  • qu'elle a besoin de savoir le vocabulaire de base, les notions et concepts fondamentaux
  • qu'elle a besoin de savoir maîtriser les périphériques de commande
  • qu'elle a besoin d'identifier les applications principales

Ces besoins une fois couverts vont lui permettre d'utiliser sa machine pour les usages courants tel que le web, la messagerie, le traitement de texte.

Et puis c'est tout. Ça va prendre 6 mois, bien entendu.

Les besoins identifiés sont quasiment des objectifs. Il ne reste qu'à les rédiger de façon à pouvoir être évalués.

Un objectif doit être évaluable: à quel moment j'estime que Mauricette maîtrise suffisamment la souris? Qu'est-ce que j’entends par concepts fondamentaux?

Pensez-y en rédigeant vos objectifs. L'évaluation, même si elle ne prend pas la forme d'un devoir sur table, est omniprésente et incontournable puisqu'elle balise l'apprentissage, elle marque la ligne d'arrivée.

“ça y est Mauricette, je vois que tu as compris quand utiliser le double-clic, car tu ne me demandes plus combien de fois il faut cliquer”.

A propos du choix des activités pour atteindre les objectifs que j'ai enfin défini, je vais essayer de varier et d'utiliser:

  • les activités individuelles, en groupe, en binôme
  • les activités bruyantes (discussion par exemple) et silencieuses (chacun travaille)
  • les activités ludiques, surtout pour évaluer les connaissances: un petit quizz oral, un jeu de devinettes…
  • des activités ludiques et compétitives: défi, tournoi…
  • cours magistral, workshop, bidouille en groupe

animer la séance

postures et gestion de l'espace

Debout devant le tableau : c'est la posture de l'enseignant.

Effet sur le groupe : le groupe écoute naturellement et se met dans une position d'élève.

Assis autour de la table :c'est la posture de l'accompagnant.

Effet sur le groupe : incite à l'accompagnement individuel (et donc l'exploration) mais aussi à la discussion d'égal à égal (les usagers et l'animateur sont au même niveau).

Debout derrière l'usager : c'est la posture du contrôleur.

Effet sur le groupe : l'usager se sent observé, il se concentre. Soit il gère ce « stress » et travaille bien, soit au contraire il perd ses moyens.

Exemple d'utilisation des postures

Prenez conscience de vos différentes postures, des places et attitudes de chacun dans la salle, et utilisez-les à bon escient.

  1. Le groupe est « coincé », passif, inhibé. On s'assoit et on incite à la discussion, au travail à deux ou à trois. On favorise les échanges, le rapprochement, en mettant tout le monde d'égal à égal.
  2. Le groupe est dissipé et n'écoute pas l'animateur : pouf, debout devant l'écran, on fait un signe, on parle fort et hop ! C'est magique.
  3. Un usager raconte sa vie, s'éloigne de son travail : on se met derrière lui, et hop, il stresse d'être « contrôlé » et se re-concentre sur l'écran. Là, on s'en fiche qu'il réussisse, on veut juste le ramener vers son travail.

Distribuer des rôles

Vous pouvez aussi confier certains rôles aux participants, et cela pour produire certains effets:

  • responsabiliser les usagers envers le reste du groupe et donc renforcer la dynamique de groupe
  • motiver

C'est déjà utilisé en pédagogie. En classe de Grande Section, l'enseignante de mon fils a mis en place un rôle hebdomadaire de comptable (l'enfant compte le nombre d'enfants qui mangent au restaurant scolaire), d'écrivain (l'enfant écrit la date au tableau), de journaliste (il distribue et ramasse les documents de travail), etc.

Ces rôles, dans la formation pour adulte, peuvent être par exemple:

  • le secrétaire ou le rapporteur : il prend en charge la prise de note, le compte-rendu quand il y a par exemple plusieurs groupes de travail
  • le maître du temps: il surveille le déroulement du temps, l'avancée du travail au vu du temps dédié
  • le maître de la parole: il s'assure dans une discussion que tout le monde s'exprime

Attribuer des rôles peut aussi être stratégique au vu des personnalités et rapports en présence: demander à un timide d'être le maître de la parole l'oblige à se décoincer. Un “chronophage” à qui on confie la gestion du temps l'oblige à d'abord se contrôler lui-même.

Dès fois ça marche bien, dès fois pas, mais c'est un outil à disposition, pas si difficile à mettre en place.

On n'est pas à l'école!

Ce qu'on essaye de déconstruire à tout prix, ce sont les situations issues de la pédagogie:

  • le rapport maître / élève
  • les ambiances de “classe”
  • la peur de l'évaluation finale, et de la sanction par l'échec

ça marche peut-être - quoique… - avec des enfants, mais ça ne marche jamais avec des adultes. Pourtant, instinctivement, les adultes qui viennent “apprendre” se mettent en position d'élève, l'animateur se met donc en position de maître, et patatras:

L'animateur a peur d'être collé, car les usagers attendent de l'animateur qu'il apporte toutes les réponses et toutes les connaissances, alors que le plus souvent, ils les savent déjà, où alors pourront les apprendre tout seul grâce aux situations de travail.

L'ennui dans cette ambiance scolaire, c'est le rapport de force:

  • je sais / tu ne sais pas : c'est moi qui t'apprends des choses
  • je choisi les contenus sans savoir qui j'ai en face de moi, s'il a des attentes, s'il sait déjà des choses
  • la seule motivation de l'élève sera de faire plaisir aux autres en rapportant des bonnes notes puisque je n'essaye pas de répondre à ses attentes

J’exagère à peine.

En formation pour adulte, on dira plutôt:

  • tu peux apprendre, et c'est toi qui apprend (moi je sais déjà faire)
  • je te guide pour faire certains choix (parce que sinon tu ne vas pas réinvestir après)
  • La motivation c'est l'estime de soi, et pas l'estime des autres

J'oppose de manière très caricaturale les deux approches, bien entendu. On peut très bien s'en sortir avec une approche pédagogique classique, descendante. Mais il faut avoir conscience des rapports que ça implique pour en maîtriser tous les tenants et aboutissants.

être compétent

Etre compétent, c'est être capable de mobiliser des ressources pour faire face à une situation.

Ces ressources peuvent-être:

  • des savoirs
  • des savoirs-faire
  • des savoirs-être

Finalement, en informatique comme pour d'autres disciplines, les usagers que je croise ont déjà toutes les ressources nécessaires, mais ils ne savent pas encore les mobiliser faute de s'être confronté à des situations nouvelles.

Sûrement par peur de ne pas savoir la surmonter, justement, parfois par paresse parce que c'est plus facile de me demander une réponse plutôt que de chercher soit-même.

Par exemple, un usager me dit “je ne sais pas chercher des informations sur Internet”. Cela implique pour moi de lui faire identifier le navigateur, la barre d'adresse, de lui faire choisir un moteur de recherche.

Deux minutes après, je donne l'exemple de chercher une petite annonce, et là, l'usager me dit “ah bah moi je vais sur leboncoin tous les jours”.

Donc l'usager sait déjà lancer son navigateur, utiliser une barre d'adresse, ou, ce qui est plus certain, utiliser le moteur pour aller sur le site. Au final il a déjà des savoirs-faire, il n'a pas conscience de pouvoir les mobiliser autrement que pour ce qu'il fait déjà.

Autre exemple, un message d'alerte du genre mise à jour s'affiche sur un écran, et l'usager demande (crie?) “je clique sur quoaaaa?!”.

Si je suis de bonne humeur, je lui relis le message affiché, et je lui pose d'autres questions: quel programme affiche ce message, pourquoi, qu'est-ce que tu veux lui répondre.

Si je suis de mauvaise humeur bien entendu je répond à sa place mais l'usager reposera la même question la prochaine fois et surtout j'ai ajouté une pièce dans le bocal de la dépendance-au-prof.

Conclusion

Accompagner quelqu'un c'est beaucoup de patience, c'est épuisant, ça nécessite d'être finement observateur afin de repérer chaque situation et l'exploiter au mieux.

C'est épuisant aussi lorsqu'on baisse sa garde et qu'on tombe dans le travers “prof d'informatique” par renoncement, et qu'on doit ensuite tout déconstruire, reconstruire.

Je vous avais dit que j'étais épuisée? ;o)

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Bonnes pratiques en traitement de texte

Dans mon travail, c'est un combat de tous les jours pour instaurer les bonnes pratiques : penser à l'accessibilité, penser aux formats standards, ça commence dans son bureau avec le traitement de texte.

Ces bonnes pratiques sont essentielles pour assurer :

  • l’interopérabilité de vos documents
  • l'accessibilité de vos documents

Pourquoi c'est important ?

L’interopérabilité, c'est de s'assurer que chaque machine puisse relire votre document, quel que soit son équipement.

Cela repose en grande partie sur le choix des formats de fichier de vos documents, qui vous permettront aujourd'hui de relire votre document et de le diffuser sans problème de compatibilité, mais aussi de s'assurer que demain, vous pourrez accéder à ces documents archivés même si les logiciels utilisés aujourd'hui n'existent plus.

Un format standard est en effet OUVERT : la « recette » pour créer et lire des fichiers utilisant ce format est publique et peut donc être implémenté dans chaque logiciel qui le souhaite, même dans l'avenir.

L'accessibilité, c'est de s'assurer que votre document diffusé puisse être compris par n'importe quelle personne (sans considérer la langue parlée, c'est un autre sujet!).

Si votre document est lu par un déficient visuel (aveugle, daltonien…) par exemple, il se fera aider par un matériel un peu spécial (lecteur d'écran, synthèse vocale, terminal braille…). Le rendu de votre document ne doit pas pénaliser cette personne.

Un exemple typique : vous présentez à un daltonien un document sur fond vert et un autre sur fond rouge. Ce qui est sur fond vert sont les instructions à suivre, sur fond rouge celles à éviter. Comment peux t-il accéder correctement à l'information ?

Les formats, les logiciels

Utilisez le logiciel que vous voulez pour du moment qu'il vous permette d'enregistrer votre travail dans des formats standards.

Dans le cas où ce document n'est destiné qu'à vous (vous le relirez sur le même poste de travail), vous pourrez éventuellement faire des concessions à ce sujet. Vous devrez toutefois abandonner l'idée qu'il soit assurément pérenne, tant qu'il n'utilisera pas de format standard.

Attention aux pièges des formats non standards, qui vous incitent à utiliser des effets bien précis mais disponibles que sur une version de logiciel bien précis : impossible de le relire sur un autre poste sans avoir le même logiciel !

En clair :

QUELQUES LOGICIELS FORMAT DE FICHIER NATIF DE TRAVAIL FORMATS STANDARDS DE TRAVAIL FORMAT STANDARD DE DIFFUSION
Microsoft Word 2000 à 2003 .doc .odt possible avec l'installation de Microsoft Add-In ODF .pdf (possible en installant une imprimante virtuelle du type PDF CREATOR)
Microsoft Word 2007 .docx .odt possible avec l'installation de Microsoft Add-In ODF .pdf
Microsoft Word 2010 et suivants .docx .odt .pdf
OpenOffice Toutes versions .odt .odt .pdf
LibreOffice Toutes versions .odt .odt .pdf
 

Vous pourrez également consulter ces pages que j'ai rédigé pour wikicyb.fr: comment ouvrir un fichier fait avec OpenOffice? et Les Formats de fichier

Vous pouvez bien entendu travailler dans le format de votre choix puis l'enregistrer sous un format standard après coup, selon vos besoins.

Toutefois, le logiciel vous préviendra à raison que vous perdrez certaines informations en changeant de format (des effets de mise en page par exemple).

Pour éviter cela, et notamment sur des documents complexes et importants, travaillez dès le départ dans le bon format !

Un mot sur le format .txt

Ce format est le plus ancien, et le plus basique, le plus léger des formats pour stocker du texte.

C'est aussi, de par sa simplicité le plus standard et le plus pérenne des formats. D'ailleurs de plus en plus de personnes (notamment les auteurs, les scénaristes) stockent leurs fichiers dans ce format.

C'est le format que la plupart d'entre vous aimeront le moins puisqu'il ne stocke aucune information de mise en forme. C'est du texte brut, bêtement.

C'est un format qui devrait toutefois être considéré dans une politique d'archivage des données de type texte : il est léger, standard, pérenne.

(Pour les techniciens il s'agit de privilégier l'ASCII plutôt que le binaire.)

Un mot sur le « format standard » de Microsoft OOXML

Alors que le format ODT était en procédure de standardisation, Microsoft a proposé un format concurrent, encore massivement proposé et mis en avant par la firme : le format OOXML.

Malheureusement, cette tension concurrentielle a surtout crée une confusion chez les utilisateurs sur ce qui est standard et ce qui ne l'est pas.

L'état français, à travers la DGME a statué sur le format qui doit être considéré standard et privilégié dans les administrations: c'est l'odt.

Un mot sur le format PDF

Le format PDF n'est pas un format de travail, mais de diffusion. Il a la particularité de « figer » la mise en forme du document, ce qui garantit que celle-ci ne bougera pas quand le document sera relu par un autre ordinateur. Vous ne devez donc pas utiliser ce format comme fichier de travail. Importer un fichier PDF dans Word ou OpenOffice est forcément sportif et avec un rendu discutable!

C'est un format standard, et beaucoup de logiciels implémentent aujourd'hui la prise en charge du PDF.

Adobe Acrobat Reader n'est pas nécessaire aujourd'hui, beaucoup de programmes concurrents existent, et même les versions récentes des navigateurs web (Firefox, Chrome…) savent ouvrir ce format.

Cependant on peut vouloir utiliser Acrobat pour ses fonctionnalités propres (annotations du fichier, mise en page pour l'impression…)

La structure et la mise en forme

Passons à la rédaction à proprement parlé.

Les bonnes pratiques passent d'abord par la mise à l'écart des barres d'outils de mise en forme, bien mises en avant dans tous les traitement de texte : le gras-italique-souligné, les couleurs, la taille et la police, les alignements, sont à utiliser avec parcimonie.

Ce qui compte d'abord c'est la structuration du texte, et non le côté « joli ». Pour cela vous utiliserez en priorité les styles de mise en forme : Titre 1, Titre 2, Titre 3… pour hiérarchiser votre document.

Vous utiliserez aussi des puces plutôt que d'écrire vous-même des tirets en débuts de liste.

Pour les autres types de mise en forme, la fenêtre des styles vous propose une très longue liste (contenus de tableaux, citations…) lesquelles sont bien entendues, personnalisables.

Quelques tutoriels pour apprendre à bien utiliser les styles :

Structurer votre texte avec les styles de mise en forme améliorera grandement sa lecture par des appareils de type lecteur d'écran ou terminaux braille. En effet, les styles créent également des balises, des repères, permettant de naviguer à l'intérieur du document.

En mettant en forme vous même vos titres avec les outils gras, taille, souligné, votre titre vous semble nettement mis en valeur, mais pour une machine, il n'est pas différent des autres paragraphes : il n'est pas balisé.

Recommandations au niveau de la rédaction

La conception et la rédaction d'un document, implique quelques connaissances sur le handicap, et cela afin de vous éviter de refaire deux fois le travail: autant faire un document accessible, dès le départ!

Comme évoqué précédemment, les outils de mise en forme sont là pour aider à structurer le texte, et le rendu doit éventuellement “faire joli”, mais surtout ne doit pas pénaliser ceux qui n'ont pas accès au côté “joli”.

L'information importante doit être véhiculée d'abord par le texte. Si le texte est accompagné d'images, celles-ci doivent être légendées.

Si on utilise de la vidéo, celle-ci doit être sous-titrée. Et, encore mieux, on pourra également proposer un encart en langue des signes.

Le vocabulaire aussi a son importance. La DGME recommande de prendre comme base un vocabulaire compréhensible pour un niveau scolaire de 4ème.

Afin de ne pas pénaliser ceux qui ne sont pas à l'aise avec le texte également, malgré l'effort dans l'emploi du vocabulaire, la signalétique - les images, donc - peuvent être utiles. On se referra alors aux conseils Facile à Lire et à Comprendre.

Considérer tout ces aménagements n'est pas simple. Cependant, afin de faire au mieux, essayez de vous mettre à la place de chacun, quelque soit sa spécificité.

Ce qui est bon poux eux, est bon pour vous. C'est ce qu'on appelle la conception universelle.

Pour vous y aider, imaginez-vous tout d'abord enfant ne sachant pas encore bien lire. Vous utiliserez les conseils du guide Facile à Lire et à Comprendre. Puis imaginez-vous âgé: vous voyez de moins en moins, vous entendez de plus en plus mal, vous ne pouvez pas être attentif très longtemps sans être très fatigué, vous êtes gêné par le bruit, etc.

Finalement nous avons tous, et nous serons tous, un jour, en situation de handicap ;o)

Sources

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Utiliser des logiciels libres en infographie

Tutoriel créee dans le cadre d'une série de stages autour de l'infographie libre. Il présente principalement Inkscape et l'établissement d'une petite charte graphique pour créer un logo.

La PAO chez les pros

Suite Adobe :

Photoshop: célèbre logiciel de retouche et montage photo, image « bitmap » (image matricielle, carte de points, mosaïque de pixels) Idéal pour la retouche, améliorer les images. C'est un monde à lui tout seul : les images « photoshopées » font parties de la culture populaire !

Image matricielle "avec des pixels"

Illustrator : logiciel de dessin vectoriel, dans l'esprit des formes avec des poignées dans openoffice dessin, ou word.

Idéal pour dessiner un logo, par exemple, avant de l'exporter en bitmap pour la mise en page et l'impression. On peut agrandir, modifier, un dessin vectoriel, sans perte de qualité.

Image vectorielle "avec des poignées"

Indesign : mise en page, parce que le traitement de texte montre vite ses limites pour associer texte, image, dessin, en gérant les superpositions et les transparences.

Ces logiciels sont très chers, riches en fonctionnalités, et donc compliqués pour ceux qui ne sont pas du métier.

La PAO dans le monde du libre

Construire une charte graphique

Une charte graphique est un document de référence pour le graphiste et tout ceux qui vont gérer la communication visuelle.

Ce document contient en général :

  • une présentation du logo et des exemples d'utilisation : comment l'utiliser sur une affiche, un courrier, selon qu'on a un fond blanc, de couleur, noir... et les choses qui sont interdites parce qu'elles dénaturent le logo.
  • Les polices de texte utilisées par tous les documents : en général on en choisit au moins deux, une plus fantaisiste, graphique, par exemple celle du logo, et une police plus classique, adaptée pour la lecture de texte (agréable à lire, et déclinable sous plusieurs formes, de très léger à très gras).
  • Les couleurs qui accompagnent le logo et les documents : on fera un nuancier de 5 à 6 couleurs, une très foncée, une très claire, une couleur très vive, une couleur très pastel.

Trouver des ressources libres

Pour trouver des photos libres de droit :

  • http://www.morguefile.com (attention, si pas de résultat dans vos recherches, morguefile renvoit vers un site qui vend des photos)
  • sur google images, on peut filtrer les résultats en allant sur la roue dentée en haut à droite, puis recherche avancée, on peut modifier le droit d'usage sur « libre de droit d'usage et de réutilisation ».
  • http://www.photopin.com (attention aux trois premières lignes de photos qui renvoient vers un site qui vend des photos)

Pour trouver des polices complètes et gratuites :

Pour trouver des dessins vectoriels à modifier dans inkscape

Les formats de fichier à connaître :

  • .jpg le format le plus répandu pour les images matricielles
  • .xcf pour le format gimp, fichier de travail qui permettra de conserver notamment les calques (équivalent sur photoshop : .psd)
  • .png format matriciel qui permet de conserver la transparence, le .gif aussi
  • .svg format vectoriel (équivalence dans illustrator : .ai .eps)
  • .ttf et .otf des formats de fichier de police

Dessiner un logo !

Récupérez les éléments

Sur http://www.openclipart.org, cherchez une randonneuse (en anglais, walk) et enregistrez la en .svg.

Sur Fontsquirrel récupèrez la police Good Dog (on la trouve dans la rubrique "most popular").

Installez Inkscape si ce n'est pas déjà fait.

Récupérez le nuancier « I demand a pancake » sur www.colourlovers.com.

Palette.jpg

Ce qui nous intéresse ici, ce sont les valeur RVB (RGB en anglais) : rouge, vert, bleu.

En mélangeant ces trois valeurs, nous obtiendront exactement la même nuance dans nos logiciels.

Par exemple, pour ajouter ces couleurs dans openoffice:

  • options → outils → couleurs
  • on choisit une couleur de départ dans la palette
  • on entre les valeurs du rouge, vert et bleu, en reprenant celles indiquées sur colourlovers. Par exemple le marron ci-dessus indique 121 en rouge, 84 en vert, 65 en bleu (sur le site c'est en anglais : RVB rouge-vert-bleu / RGB red-green-blue)
  • ensuite j'indique le nom de ma couleur, et enfin je l'ajoute.

Paletteooo.jpg

Dans Inkscape, on pourra utiliser ces couleurs dans la boite de remplissage (objet → remplissage et contour).

Si vous voulez créer votre propre palette de couleurs pour Gimp et Inkscape, ces deux programmes utilisent le même fichier: le .gpl (voir ce tutoriel).

Et ça tombe bien, on peut télécharger directement le fichier .gpl de notre nuancier sur le site colourslovers.com (si on s'est inscrit).

L'interface d'Inkscape

Inkscape.png

Sur la gauche, la boîte des outils de dessin et de manipulation des dessins.

La première flèche sélectionne, redimensionne, et pivote le dessin. Pour avoir les poignées pour pivoter, on reclique une fois sur le dessin.

La seconde flèche permet d'afficher les nœuds, de les saisir et de les déplacer: on pourra ainsi modifier les lignes du dessin.

Dans la boite d'outils, on trouve plus bas les formes basiques: cercle, rectangle... et une plume, pour dessiner soi-même point par point une forme.

En haut, lorsque la flèche de sélection est activée, on peut jouer sur la superposition des différentes formes dessinées (arrière-plan, premier-plan...)

colorier une forme

Une fois la forme dessinée ou sélectionnée, vous pourrez afficher la boite remplissage et contour dans le menu objet.

Trois onglets sont disponibles: le remplissage du fond, la couleur du contour, et enfin la forme et l'épaisseur du contour.

Pour chaque paramètre, on pourra entrer les valeurs RGB, le canal de transparence (alpha) pour les couleurs unies.

Vous pourrez également désactiver complètement l'option (par exemple, si on ne veut pas de contour), ou préférer un dégradé.

Pas à pas

Maintenant, ouvrez le fichier svg "littlegirl" dans inkscape.

Commencez par sélectionner la forme avec la première flèche, puis affichez la boite de remplissage (objet → remplissage et contours)

Dans l'onglet "fond": cliquez sur "aplat".

Aplat.png

Entrez ensuite les valeurs RVB de la couleur "pancakes": R 229, V 252, B 194

Dans l'onglet "contour": cliquez également sur applat, et entrez les valeurs RVB de la couleur "med green blue": R 69, V 173, B 168

Enfin, dans l'onglet "Style du contour", augmentez l'épaisseur à 1,011

Prenez l'outil ellipse dans la boîte à droite, et dessinez un cercle de même diamètre que la randonneuse.

Sélectionnez cette ellipse si besoin avec la première flèche de la boîte à outils.

Dans l'onglet "fond" de cette ellipse, mettez les valeurs de la couleur "Rock my world": R 84, V 121, B 128

Dans l'onglet "contour" de l'ellipse, désactivez le contour en cliquant sur le bouton "pas de remplissage" (à gauche du bouton "aplat").

Passez l'ellipse en arrière plan.

Arriereplaninkscape.png

Il ne manque que le texte.

Logorando.png

Assurez vous d'avoir installé la police "good dog". Si ce n'est pas le cas, enregistrez-sous un nouveau nom votre logo, et fermez inkscape.

Dezippez les fichiers de police (clic droit → extraire tout).

Vous pourrez cliquer droit sur les fichiers .otf ou .ttf des polices pour les installer.

Relancez inkscape, et ré-ouvrez votre logo.

Dans la boîte à outils de droite, prenez l'outil texte et cliquez sous le logo. Comme dans tout programme utilisant la mise en forme de texte, une barre de mise en forme s'ouvre en haut, pour changer la police, la taille du texte.

Mais vous pourrez aussi prendre la flèche de sélection et redimensionner la zone de texte avec.

Texteink.png

enregistrer un fichier vectoriel

L'intérêt du fichier vectoriel c'est justement de pouvoir travailler "sans perte". Gardez toujours une version de votre nouveau logo en format .svg pour pouvoir l'agrandir, le modifier, dès que possible.

Mais, pour l'incorporer dans vos documents, vous aurez surement besoin de l'exporter en image matricielle: en .jpg ou en .png

Vous irez donc dans fichier → exporter en bitmap

Vérifiez la résolution et la taille du fichier, le dossier d'export et le nom du fichier, format compris.

Pensez aussi à précisez si vous ne voulez que la sélection ou toute la page (si vous avez fait plusieurs essais sur votre page, par exemple).

Exportbitmapink.png

Continuer à la maison

Essayer de refaire ce tutoriel, qui utilise OpenOffice dessin :

Pour Gimp, on passera sur un stage dédié pour apprendre les bases du montage photo :

Pour Scribus :

Pour Inkscape :

 

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Comment j'ai géré le problème des réinscriptions d'usager

Cet été, en prévision de la rentrée 2012, je me retrouvais comme tous les ans face au dilemme des «redoublants ». Je savais que leur proportion dans les réinscriptions serait forte et rapide – ils savent bien à quelle date il faut venir s'inscrire et se sont les premiers à se présenter, alors que les primo-inscrits (ceux qui s'inscrivent pour la première fois),découvrent un peu par hasard en cours d'année notre existence et s'inscrivent n'importe quand.

Les redoublants, qui sont-ils ?

L'usager redoublant est déjà venu suivre des ateliers à l'EPN. Il dira en souriant qu'il a « pris des cours » l'année dernière, mais qu'il n'apprend pas vite, qu'il n'a pas tout compris, qu'il ne sait pas encore tout faire, et qu'il restera en maternelle toute sa vie.

Il peut se réinscrire d'une année sur l'autre, comme ça, jusqu'à ce qu'un jour, miracle, il ne vienne plus, après avoir épuisé votre stock d'animation et avoir refait 50 fois les même ateliers.

Un jour, vous le croisez par hasard à la boulangerie, et il avoue, tout honteux :

  • je vais venir vous voir, promis, mais là j'ai été très pris, je fais pas beaucoup d'ordinateur, je suis toujours aussi nul, hein ! J'envoie des photos à mes petits enfants, et je regarde les annonces sur leboncoin.
  • Ben c'est super ! Vous avez besoin de faire quoi d'autre ?
  • (là, cherchant un sujet-pretexte pour légitimer un besoin) Bah… je sais pas bien encore classer mes photos, j'aimerais bien faire des choses plus avancées… mais j'ai vraiment pas le temps.
  • (Moi, un peu blasée) Si vous êtes capable de faire tout seul les manip's dont vous avez besoin au quotidien, c'est qu'on a bien travaillé ensemble. Si les gens n'ont plus besoin de moi, je suis heureuse !
  • (ne sachant pas comment interpréter ma dernière phrase) Ah… bah, si j'ai besoin d'un coup de main, je peux passer te voir un de ces 4 ?

En ressortant de cet échange vécu 50 fois, je me dis qu'il faut vraiment que j'insiste sur ce que j’attends de leur apprentissage : l'autonomisation. C'est pas normal que l'usager culpabilise comme ça de ne plus avoir besoin de l'EPN.

Il culpabilise aussi de venir alors qu'il voit bien que ça pousse au portillon, que les nouveaux veulent venir et qu'il faut laisser la place.

En parallèle, je me dis que pendant toutes ces années, le redoublant a fréquenté bêtement l'EPN en répétant un cycle d'ateliers qui l'enfermait, comme la première année, dans une méthode trop classique qui le gardait dépendant de l'animateur.

J'en arrive à la conclusion que ma façon d'animer doit progressivement lui lâcher la bride pour qu'il sente qu'il a progressé. On entre tellement dans ce discours infantilisant qu'on finit par ne pas faire confiance à l'usager pour mettre à profit ce qu'on lui a appris. En fait, il est tout à fait capable, il a besoin qu'on le lance dans le grand bain sans brassards.

J'en ai eu, et j'en ai encore, des surprises, quand celui qu'on prenait pour le plus faible du groupe se révèle au cours d'une séance beaucoup plus dégourdi qu'il n'y semblait.

(A l'inverse on a aussi des gros moments de fatigue quand l'usager qui d'habitude fait tout seul, régresse et fait n'importe quoi - mais c'est humain!)

Retour à l'été 2012

Je décide, contrairement aux années passées, que la très grande majorité des usagers de l'année dernière ne serait pas ré-inscrits dans les groupes suivants les ateliers programmés (et suivant les compétences du PIM).

Je me lance dans l'idée des groupes de projet. Chaque groupe devra choisir un thème et un projet à réaliser, qu'il devra restituer auprès des autres groupes en fin d'année.

Cette idée, je l'ai piqué – avec son accord! - à Dominique Allano des Trois Maisons, que j'ai croisé en formation, et qui voulait mettre en place un principe similaire, des « thés numériques ». Dans son projet, les usagers feraient des ballades, des goûters, autour de sujets liés au numérique.

Tout d'abord, je fais le point sur tous ces usagers potentiels qui vont revenir, et je m'assure des points suivants :

  • ils sont venu au moins une année à l'EPN
  • ils pratiquent un peu à la maison
  • ils ont vaincu la terrible « peur de tout casser / faire mal » - même s'ils hésitent encore beaucoup, au moins ils ont compris qu'ils ne tueront personne avec l'ordinateur , qu'un OS ça se réinstalle et que les données ça se sauvegarde.

Ils ont une attitude ouverte au travail de groupe, de préférence. Cette attitude doit être travaillée par l'animateur tout le long de la première année en insistant bien sur les échanges et l'entraide.

J'imagine la constitution de mes groupes en repérant certaines personnalités, et certains noyaux d'usagers :

  • Les meneurs : certains usagers ont une présence forte et généreuse, vont être source de questions, de projets, d'idées, et vont dynamiser le groupe en prenant une grande place, en allant aider les autres. J'en ai quelques uns, ils sont précieux, je dois m'appuyer sur eux.
  • Les groupes de copains : certains usagers ont fortement sympathisé l'année dernière, des dynamiques propres à ces groupes se sont mises en place, j'essaye également de les utiliser au mieux.
  • Les timides, les plus faibles : d'autres usagers vont être plus en retrait, pour diverses raisons. Soit ils sont encore un peu juste dans leur confiance à manipuler la machine, soit la personne est naturellement timide (quoique, plus le temps passe, et plus j'ai tendance a dire que la timidité n'a rien de naturel). Je vais donc les placer judicieusement avec des meneurs ou des groupes de copains pour les « décoincer ». auquel cas, j'aurai des groupes trops « mous ».

J'anticipe leurs envies, leurs besoins, leur potentiel d'investissement.

Globalement, je sais que le profil du redoublant va avoir envie d'apprendre de nouvelles choses, mais des choses qu'il pourra réinvestir en pratique : de la création bureautique, graphique, du partage de fichiers, des petits dépannages.

Il a aussi une envie de comprendre, ce qui me laisse une ouverture pour aborder avec lui les sujets très difficiles à caser en atelier sans barber tout le monde : la netiquette, la sécurité informatique, les différents usages et surtout ceux qu'il n'a pas pour savoir avant de juger (par exemple les réseaux sociaux).

Je sais qu'il a besoin d'affiner son vocabulaire, sa connaissance générale des TICs, d'élargir le champ des usages pour choisir en temps utile la bonne solution, et toujours bien insister sur le fait qu'il a acquis la bonne attitude, celle du bidouilleur, celle qui permet de se lancer dans une nouvelle chose sans trop d'appréhension, celle qui permet d'apprendre à apprendre.

Finis, les redoublants, maintenant, ce sont des jardiniers numériques.*

Réception par le public

Quel succès ! Les usagers se sont ré-inscrits, sans surprise, en masse, en culpabilisant un peu de grignoter les places aux nouveaux. Mais, comme dit auparavant, en septembre je ne peux que réserver des créneaux à l'avance pour les débutants, ceux là s'inscrivant bien plus tard et à des rythmes très variés.

Les redoublants, ravis que je leur donne une place, ils ont tous – à ma grande surprise – été emballés par l'idée des groupes de projet.

Je les ai réunis tous ensemble autour d'un petit café pour constituer les groupes, en les laissant choisir leur thème et le projet à réaliser.

En fait de thème, il s'agissait de les laisser s'exprimer sur les choses qu'ils avaient envie de revoir ou d'apprendre, ou d'un sujet qui les attire. Par exemple « la photo numérique » ou « faire un livret en bureautique ».

Je les laisse se regrouper par affinités, par disponibilité (c'est le plus difficile!) et je veille à répartir mes timides autant que possible.

Je leur donne un nom de groupe en piochant dans les grands noms de l'informatique, histoire de commencer l'année en faisant des recherches sur Tim berners-Lee, Richard Stallman, JCR Licklider et même Kevin Mitnick.

Lors de la première séance, je leur fais remplir une fiche de bord pour affiner leur projet et prendre le temps de noter toutes les choses précises et pratiques qu'ils aimerait bien voir dans l'année – le projet restant un prétexte à l'animation, bien entendu.

Petit bilan à mi-parcours

Et nous voilà partis sur des portraits d'usagers de la Cybercommune en portrait photo et vidéo, ou dans un abécédaire de la nature en photo, ou un site web expliquant comment fonctionne l'ordinateur.

Chaque groupe progresse à son rythme, j'adapte les contenus et le projet au besoin, si on a le temps de réaliser plusieurs contenus ou un seul, en essayant de pas trop les lasser.

Je leur laisse une grande liberté. Les meneurs ne m'attendent pas et le groupe est déjà lancé à peine installé.

Quand le besoin s'en ressent, on fait une pause dans le projet, on joue aux questions/réponses : Georgette n'arrive pas à faire-ci, comment tu ferais Robert ? Et ensuite je vous montre comment moi je ferai.

Ils réinvestissent volontiers à la maison, pour la plupart d'entre eux. Et sont très fiers de partager leurs réalisations aux autres.

La gestion de l'espace est très intéressante. A part quelques timides, ils sont presque souvent debout à aller voir le copain d'en face. J'ai pu, à quelques occasions, laisser le projecteur à quelques meneurs.

L'ambiance est très récréative mais productive. Je suis la première étonnée des sujets qu'ils ont choisis (par exemple comment fonctionne Internet, l'Ordinateur) et de la facilité avec laquelle ils se sont prêtés au jeu.

Et après?

Je m'interroge maintenant sur la pérennité de mon action. Je leur ai trouvé une place qui convient bien mieux. Ils s'investissent, ils apprennent, ils produisent des savoirs.

Mais cette place prend toujours de la place: l'année prochaine, les nouveaux deviendront à leur tour jardiniers. Et même si on peut compter sur l’écrémage naturel, il faut que je pense et que j'anticipe “l'après”.

Peut-être en les amenant doucement à s'auto-gérer. Pourquoi pas un club informatique reposant sur mes meneurs? Tout en gardant un lien avec mon EPN, dans lequel je peux leur proposer des créneaux, à des fréquences plus faibles, pour leur offrir un suivi, il s'agit peut-être là d'aider les graines à proliférer au delà de mes murs, et à développer le réseau informel - et donc le plus important - de formation et d'entraide numérique de voisin à voisin.

* toute ma terminologie en animation tourne autour de l'arbre : les ateliers sont présentés sous forme d'arbre, on commence à la racine, on passe obligatoirement par le tronc (compétences de base) et ensuite on se diversifie de branches en branches. Quand on est arrivé aux feuilles, hop, on jardine :o)

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